> Conseils techniques

 

Entretenir son matériel

En ski de randonnée, nous sommes dépendants du matériel. Celui-ci est soumis à rudes épreuves car il est souvent utilisé dans des conditions difficiles voire « extrêmes ».
Pour éviter une usure prématurée, la casse et pour espérer l’utiliser le plus longtemps possible, il faut prendre grand soin de son matériel et le vérifier régulièrement. Vous devez l’entretenir, le faire sécher si nécessaire, le réparer et le ranger correctement.
  • Les Skis 
    •  Contrôlez régulièrement la semelle, n’hésitez pas à boucher les trous et à farter les semelles à chaud ou à froid pour une bonne glisse.  Si vos semelles blanchissent, c’est qu’elles manquent de fart. Vérifiez aussi qu’il n’y reste pas de la colle des peaux. 
    •  Un point important à surveiller : l’état des carres. Elles peuvent se décoller et doivent être affûtées régulièrement (utilisez un gabarit pour l’affûtage ou les compétences de professionnels). 
    •  Lorsque vous rangez vos skis, évitez de les stocker serrés l’un contre l’autre, ils vont perdre de leur nervosité.
    •  En fin de saison, avant de remiser vos skis, fartez bien les semelles pour éviter qu’elles ne sèchent. 
  • Les Bâtons 
    •  Si vous utilisez des télescopiques, démontez-les entièrement de temps en temps pour les nettoyer à l’eau uniquement et les faire sécher. N’utilisez aucune matière grasse, vous risqueriez de ne plus pouvoir les fermer (consultez la notice du fabricant). 
    •  Si vos bâtons sont tordus, mieux vaut les changer que d’essayer de les redresser. Ils sont devenus fragiles et risquent de se briser à la première occasion. 
    •  Vérifiez l’état des rondelles et des pointes, il est possible de les changer.
  • Les Chaussures 
    •  Enlevez systématiquement les chaussons et les semelles intérieures pour les faire sécher. 
    •  Vérifiez les crochets et les languettes des chaussures. 
    •  Il est judicieux de marquer vos chaussures pour éviter de les intervertir avec une autre personne. Tous les chaussons et chaussures se ressemblent dans les refuges. 
    •  Si les semelles de marche sont usées, vous pouvez les faire ressemeler.
  • Les Peaux
    •  Pour les faire sécher, préférez la température ambiante. Gardez-les repliées sans les écraser. 
    •  Dans les refuges, pour éviter de les échanger avec d’autres, marquez-les. 
    •  Si elles ne collent plus très bien aux extrémités, recoupez-les un peu (toujours en forme arrondie) ou ré encollez-les. Vous pouvez aussi les faire ré encoller intégralement. 
    •  La durée de vie des peaux dépend de leur usure. Elles ont tendance à s’user sur les bords. Lorsque vos peaux ne vous retiennent plus, il est temps de les changer.
  • La Pelle et la Sonde 
    •  Prenez le temps de les sortir du sac, montez et démontez-les, vérifiez leur bon fonctionnement. 
    •  Pensez aux points de rouille, nettoyez-les, faites-les sécher régulièrement.
  • Le DVA 
    •  Sortez-le après chaque randonnée. Vérifiez les piles régulièrement. 
    •  Lorsque vous changez les piles, n’utilisez que des piles neuves et alcalines (consultez la notice du fabricant) 
    •  Enlevez les piles en fin de saison. 
    •  Protégez-le de l’humidité et de la chaleur. 
    •  Certains appareils doivent être renvoyés au fabricant pour vérification. Cette information est précisée sur la notice d’utilisation.

Gérer le froid

Le meilleur moyen de se prémunir du froid est de s’équiper efficacement.

QUELQUES CONSEILS

Au départ pour la montée, ne restez pas trop couvert, prévoyez toujours un vêtement de rechange que vous utiliserez avant d’entamer la descente (des sous-vêtements trempés par la transpiration ont un fort pouvoir de refroidissement par conduction).

Adaptez une stratégie multi couches, pour adapter la chaleur efficacement en enlevant/rajoutant des couches au fur et à mesure des conditions de température et d’effort.

- Les extrémités , pensez à vous protéger la tête. La majorité des pertes thermiques se font par la tête, les mains et les pieds. Une paire de gants de secours par personne n’est pas du luxe.

Quelles que soient les conditions, portez toujours des gantsévitez d’avoir les bras découverts (en cas de glissades, les brûlures occasionnées par la neige sont très longues à cicatriser) et couvrez vous la tête.

Une astuce bien pratiqueLes chaufferettes, peu onéreuses, et parfois rechargeables. Elles vous sauvent la mise quand les gants ne sont plus suffisants, ou si vous avez du les retirer ; les mains se sont refroidies et vous allez "enfermer" du froid dans les gants, dès lors se réchauffer sera très difficile.

S’orienter, les pièges en hiver

Voici quelques pièges à éviter :

  • Je connais l’itinéraire l’été donc je peux y aller même sans carte. Une erreur est toujours possible, qui ne s’est jamais trompé ? Le manteau neigeux modifie le paysage, et en cas de brouillard...
  • Il suffit de suivre le chemin ou le GR qui est indiqué sur la carte. Faux, l’hiver on ne verra plus ni le chemin ni le marquage et il y a souvent divergence d’itinéraire suivant les saisons.
  • Les techniques d’orientations sont identiques l’été et l’hiver. C’est en partie vrai, mais les problématiques sont bien souvent différentes. En effet, le balisage, les chemins ou d’autres repères possibles (ruines, rochers...) disparaissent sous la neige.
  • N’oubliez jamais votre matériel quelles que soient la sortie, ou les prévisions annoncées par la météo 
    •  une carte au 1/25 000, un porte-cartes, un crayon, 
    •  une boussole, 
    •  un altimètre Le GPS est un très bon complément. Il faut, bien entendu, en connaître le mode d’emploi et s’assurer qu’il est en bon état de fonctionnement. En cas de doute sur votre localisation, n’hésitez pas à consulter votre carte, faites régulièrement le point.
  • Le porte-cartes est "inutile" ? Faux, on est régulièrement amené à lire sa carte lorsque les conditions météo sont mauvaises (neige, vent...). Protéger la carte assure de la conserver en bon état jusqu’à la fin de votre sortie ou du raid. 
    • Un masque de ski peut aussi se révéler indispensable pour lire correctement une carte dans le mauvais temps et pour chercher son chemin.
  • Les prévisions météo sont bonnes, donc je ne prépare pas ma sortie et je n’emmène pas le matériel d’orientation. Attention, les prévisions peuvent varier localement.
  • C’est un itinéraire que je ne connais pas mais qui a la réputation d’être très fréquenté, "il est donc inutile de préparer ma sortie. ..." Faux. Attention, le « monde » ne sera peut-être pas au rendez-vous, de même qu’une mauvaise visibilité pourrait vous empêcher de voir les autres skieurs.
  • Il y a une trace, je peux la suivre jusqu’au sommetFaites attention aux traces. Où vont-elles ? Par qui ont-elles été réalisées, avez-vous le même niveau technique ? Quand ont-elles été réalisées, les conditions ont peut-être évolué ? ?

Préparer sa sortie de ski de rando

Choisir son parcours :

Débutez sur des parcours faciles, et avant tout à votre niveau pour vous faire plaisir. Un mauvais choix de parcours peut compromettre votre sécurité, ou tout simplement l’agrément de la sortie.

1 - Consultez le bulletin neige et avalanches et la météo sur le secteur concerné.

2 - Choisir la sortie en fonction du dénivelé, et de la pente maximale que vous maîtrisez à la descente comme à la montée. Ne pas oublier que l’état de la neige modifie la difficulté d’une course.

3 - Consultez les topos, les sites web qui décrivent votre course (horaires, période, matériel...). Certains sites ou forums permettent de lire des compte rendus récents de la course que vous projetez (état de la neige, photos, renseignements précis), et de récolter des informations précieuses, parmi ceux ci :

www.skitour.fr > www.camptocamp.org

Avant le départ :

Petit inventaire du matériel de ski et de secours indispensable : > DVA, état des piles > Sonde > Pelle

- État des peaux, encollage suffisant, état des tendeurs ... 
- Etat des attaches de sécurité, bon fonctionnement des fixations

Le fond de sac : Liste des choses qui ne doivent pratiquement jamais quitter le sac : 
- Couverture de survie, grand modèle épais 
- Cordelette, pour les petites réparations du sac, des tendeurs des peaux, des boucles de chaussures. 
- Chaufferettes, pour les mains, les pieds. 
- Une trousse de secours 
- Lampe frontale 
- Paire de peaux de rechange, elles seront parfois utiles en cas de neige très froide qui favorise le décollement des peaux, et si vous devez effectuer plusieurs manipulations, vous pouvez alterner les paires de peaux.

Au départ de la sortie prévue :

Il ne faut pas hésiter à modifier son itinéraire si les conditions de neige rencontrées ne sont pas celles prévues : manque de neige, ou mauvaises qualités de neige (neige dure sur un passage exposé ou grosses accumulations par exemple).

 - Prévoyez toujours un itinéraire de remplacement.

  - Restez toujours humble devant une pente ou un passage. Si vous avez le moindre doute, ne vous engagez jamais, essayez de contourner le passage ou faites demi-tour si vous le pouvez. Les conditions

 - Pratiquer la montagne en hiver sans aucune formation à l’utilisation des matériels de secours et de recherche peut s’avérer dangereux. La seule possession du matériel et une auto-formation ne permettent pas d’aborder le ski de randonnée en sécurité.

 - L’environnement montagnard en hiver est fragile, la faune est en situation de survie, un dérangement excessif peut la condamner. 
 -  Respectez les zones d’exclusion, consultez nos articles Eco-Attitude

  • Le reste 
    Concernant le reste du matériel et les vêtements, n’intervenez dessus que si vous vous estimez compétent. Pour réparer un sac à dos ou une veste avec membrane, il vaut mieux par exemple faire appel à un professionnel comme un cordonnier ou retourner voir votre fournisseur.

Textes extraits du livre "ski de randonnée" paru chez Glenat de Patrice Vargel.

 D’autres conseils

  • En cas de risque avalancheux, il est judicieux de prendre des distances entre les skieurs pour ne pas prendre le risque d’être pris ensemble dans une avalanche, et de ne skier que dans une seule trace pour ne pas fragiliser la couche de neige.
  • S’il y a risque d’avalanche, il est préférable de descendre l’un après l’autre. Le point de regroupement doit être sûr, chaque skieur doit voir et être vu en permanence.
  • Si vous skiez en premier en descente, lorsque vous rencontrez un obstacle ou un danger, signalez-le aux autres en vous arrêtant par exemple. C’est pour cette raison que les personnes suivantes doivent absolument toujours s’arrêter au-dessus des skieurs qui les précèdent.
  • La neige évolue et se transforme. Cela peut se produire assez rapidement, notamment sur les versants ensoleillés. Si votre itinéraire de descente est exposé au soleil (en sud), prévoyez de partir tôt.
  • Les conditions nivo-météo peuvent être délicates. Il faut absolument avoir le réflexe de skier prudemment et de choisir l’itinéraire le plus sûr.
  • Il faut aussi savoir renoncer à une belle pente !

Astuce : La meilleure façon de récupérer à l’arrêt dans un passage raide consiste à planter son ski aval par le talon dans la neige jusqu’à la chaussure. Vous pouvez ainsi décontracter vos muscles tout en étant certain de ne pas repartir dans la pente de façon intempestive.

CONTRAINTES SUR LE MANTEAU NEIGEUX

  • Un skieur à la descente le surcharge beaucoup plus qu’à la montée,
  • Si son niveau technique est faible ou moyen, il le surcharge également plus lors du déclenchement de ses virages,
  • Si ce skieur tombe, les contraintes sont très importantes,
  • Si plusieurs skieurs descendent ensemble et très proches les uns des autres, ils surchargent aussi fortement le manteau neigeux,

=> Pour toutes ces raisons, les points de regroupement, aussi fréquents qu’ils soient, ne doivent pas générer de surcharge. Ils se font en lieu sûr.

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